Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill

Traduit de l’anglais par Mathilde Bach

Aux Etats-Unis, le gouverneur Packer, futur candidat à la présidentielle, est agressé dans un parc par une femme de soixante ans. Cette affaire est reprise par l’ensemble des médias et par internet. Samuel Anderson va alors reconnaître sa mère qu’il n’a pas vu depuis ses 11 ans. Pile au moment où son éditeur revient à la charge pour obtenir le livre promis. Ne sachant que faire, il va lui promettre d’écrire un livre révélation sur sa mère. Mais comment le faire, alors qu’il ne connaît rien d’elle ?

Temps pour lire le roman : six jours

Nombre de pages du roman : 960 pages

Lieu de lecture : lit, canapé, métro, bus, boulot, train

Genre : littérature étrangère

Maison d’édition : Folio

Merci à Folio pour ce livre !

Critique

Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill peut aisément se ranger dans la catégorie “gros pavé qui vous décourage lorsque vous le voyez”. Aucun doute là-dessus. Alors, lorsque vous vous lancez dans la lecture, une question vous vient à l’esprit : vais-je réussir à digérer ce récit ?

Pari réussi pour l’auteur, puisque je suis arrivé au bout de ce roman. Certes, il y a des longueurs, qui se trouvent bien entendu dans les innombrables descriptions qui vous endormiront, parfois. Mais il serait bien dommage de ne réduire ce récit qu’à cela.

Car ce livre est avant tout une plongée dans l’intimité d’une famille déchirée, d’un enfant abandonné, d’une mère partie. Mais également au plus profond de ce que chaque personnage peut-être. C’est également une plongée bluffante en plein coeur du quotidien des Américains, nous faisant traverser les révoltes, les émeutes, les manifestations, les anecdotes.

C’est également l’occasion pour nous de suivre Samuel à travers sa quête de réponses, de découvrir avec lui ce qu’il n’avait jamais pu comprendre auparavant, et de réussir enfin à se reconnecter avec ce qu’il lui manquait.

Conclusion

Avec Les fantômes du vieux pays, Nathan Hill ne retrace pas simplement l’histoire d’une famille déchirée, mais déroule tout bonnement sous nos yeux la vie quotidienne de l’Amérique. Simple, efficace, sensible, beau, cet immense pavé, qui pourra peut-être vous sembler un peu long, se révèlera une très belle lecture que vous lâcherez avec une pointe de regret.

Ma précédente chronique : La rivière de l’oubli – Cai Jun

Quentin