Les chiens de détroit de Jérôme Loubry

Dans le Détroit d’après la crise économique de 2008, les bâtiments tombent en ruine… En 2013, l’inspectrice Sarah Berkhamp va mener l’assaut contre une maison en pleine nuit. Contre toute attente, sans aucune violence, le suspect est arrêté. Il est accusé d’avoir enlevé cinq enfants et d’être “le Géant de brume”. Mais seulement voilà, une phrase va tout faire basculer, celle qu’il prononce à Sarah : “Aidez-moi…”.

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : lit, canapé, métro, RER, bus

Nombre de pages : 312 pages

Genre : polar

Maison d’édition : Livre de Poche

Merci aux éditions Le Livre de Poche pour l’envoi de ce roman

Critique

Jérôme Loubry nous plonge avec son premier roman au coeur de même de la ville de Détroit. Cette ville qui pendant des années à connu le faste, le luxe, avant de péricliter vers la fin des années 2000 pour devenir petit à petit une ville fantôme… Ville aux prises aujourd’hui avec la pauvreté, mais surtout la délinquance, la drogue, la violence, la barbarie…

C’est dans ce contexte que ressurgit en 2013 le Géant de brume, ce tueur d’enfant qui avait sévit lorsque Sarah était petite. Ce conte pour effrayer les enfants devenu réalité… A travers son premier livre, l’auteur nous immisce au coeur de la légende, nous obligeant à démêler le vrai du faux, à partir à la pêche aux souvenirs pour y trouver ce que l’on cherche.

Il faut dire que l’intrigue est bien ficelée, tout comme les personnages ! Torturés sans pourtant en devenir pathétiques ou caricaturaux, on en vient à développer une sorte d’affection pour eux. On comprend également toute la complexité de la relation, qui nous apparaît obscur au début, entre le Géant et Sarah.

Certes la fin n’est pas au niveau du reste du roman, notamment par rapport au “méchant” que l’on aurait aimé voir plus développer. Mais c’est également un moyen pour Jérôme Loubry de régler les comptes que peuvent avoir les personnages entre eux et de terminer le roman d’une manière légèrement plus apaisé.

Conclusion

Les chiens de détroit de Jérôme Loubry est un polar réussi : l’auteur dissémine au fur et à mesure de notre lecture des indices, des pistes, des clés pour comprendre l’intrigue. Dans une ville sombre, triste, où les gens quittent petit à petit leurs terres… Si la fin de ma pas totalement convaincu, il faut dire que le talent de Jérôme Loubry est déjà là, talent qu’il laissera croitre encore avec son livre Le douzième chapitre !

Mon dernier article : Bandidos – Marc Fernandez

Quentin