Le presque de François d’Epenoux

Marc ne se sent pas bien. Il est, selon lui, “un Presque”. Il est presque encore jeune, il a presque réussi son boulot, sa vie de famille, son mariage avec sa femme Chloé. Marc rêve de voyage, d’aventure. Il rêve d’une autre vie. Devinant ce que son mari ressent, Chloé va alors le mettre au pied du mur. Marc va-t-il saisir cette opportunité et ainsi réaliser ses rêves ? Ou va-t-il gâcher sa liberté ?

Temps pour lire le roman : deux jours

Lieu de lecture du roman : lit, canapé, métro

Nombre de pages : 250 pages

Genre : Fiction

Merci à Anne Carrière pour l’envoi !

Critique

Dans Le presque, François d’Epenoux décrit parfaitement les sentiments et les émotions que les personnes de 40 ou 50 ans peuvent ressentir, même si je ne peux l’admettre que de ce que l’on m’a raconté. Que vous soyez un homme ou une femme, vous êtes susceptible de vous reconnaître dans ce livre. Non pas qu’il ne convienne pas au moins de 40 ans, nous avons tous déjà eu à un moment le syndrome du “Presque” (moi encore dernièrement).

On suit donc Marc, qui la cinquantaine passée, ne se sent plus bien dans sa vie. Et ce sentiment, loin de le partager à tout le monde, d’extérioriser, d’en parler, il va en faire son chemin de croix. Comme si le poids de qu’il vivait ne pouvait être qu’unique au monde et que personne, mais personne d’autres ne connaissait cela.

Dans ce livre, on s’éloigne de tout ce que vous pouvez connaître. Ce livre parle avant tout du quotidien qui prend tout le temps, de l’amour qui bat parfois de l’ail, du boulot que l’on ne supporte plus, des gens qui ne nous jettent plus un regard… François d’Epenoux raconte avec lucidité, talent et humour se sentiment qui ronge bon nombre de personnes.

Outre la remise en question de l’homme, il y a remise en question de l’écrivain, de ce qu’en est vraiment le travail, des réflexions profondes qui bouleversent les idées reçues. Car un écrivain ce n’est pas seulement quelqu’un qui a connu le voyage, ou connu uniquement le désespoir. Non, l’écrivain est quelqu’un de plus complexe, fait d’un peu ceci et d’un peu cela, d’un peu de tout et d’un peu de rien. Tout le monde peut l’être et en même temps tout le monde ne l’est pas.

Conclusion

Le Presque de François d’Epenoux est un roman bien construit, qui pose de vraies questions sur le sens du bonheur et la notion d’accomplissement. Après tout, vouloir mieux n’est pas poursuivre un but inaccessible ? L’humain ne cherche-t-il toujours pas à avoir ce qu’il n’a pas, sans regarder ce qu’il a déjà ? Un roman qui fait réfléchir. Un Presque coup de coeur ;P