La gloire des maudits de Nicolas d’Estienne d’Orves

Temps pour lire le roman : quatre jours

Lieu de lecture du roman : TGV, Métro, lit

Nombre de pages du roman : 288 pages

Note : 5/5

Genre du roman : roman

Maison d’édition : Albin Michel

Fille d’un collaborateur exécuté sous ses yeux lors de la Libération de Paris, Gabrielle Valoria se retrouve dans une situation financière plus que compliquée… Jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance de Drameille, ancien amant de Sidonie Porel, grande auteure de son époque. Il va réussir à la convaincre de s’infiltrer parmi les proches de la romancière en étant sa biographe, afin de lui soutirer des informations. Seulement, en plongeant dans le passé de cette femme qu’elle admire autant qu’elle craint, Gabrielle va se retrouver au coeur du mensonge, de la trahison, des journalistes, des prostitués, des collaborateurs, des riches… Elle va découvrir que tous cachent un secret qui tue…

Comment ne pas être attiré par un résumé comme celui-ci du nouveau livre de Nicolas d’Estienne d’Orves La gloire des maudits ? Le roman est-il à la hauteur ? Sans aucun doute, oui ! Bien sûr, je me suis directement laissé emporter dans ce Paris de l’après-guerre, où se côtoient l’insouciance et la méfiance. Ce tableau que nous livre l’auteur d’un pays à la sortie d’une guerre est magnifique, l’on sent directement le travail de recherche.

Plus que cela, l’auteur s’attaque au difficile sujet de la reconversion d’une grande partie des collaborateurs.. ainsi que de ce qu’ils pensent. Sans jamais dire du bien, du mal, Nicolas d’Estienne d’Orves laisse le lecteur se faire sa propre opinion de tout cela… avant bien sûr d’en reprendre les reines à la fin.

Sans longueur, quoi qu’en dise certain, ce roman ne manque pas d’atout. Le personnage de Gabriel, autant que celui de Drameille, de Sidonie Porel, de son frère Simon ou de son ami d’enfance Charles sont intéressants. Car tous, à leur échelle, nous peignent le Paris dès années 50 : l’instabilité politique, le besoin de personne à suivre, les nouveaux idéaux politiques, les lenteurs de la IVème République… Ou encore la monté du Communisme.

On se passionne pour l’histoire de Sidonie Porel autant que l’on essaye, par nous même, de voir ce qui peut échapper à Gabrielle. Le lecteur est directement impliqué dans l’histoire, à essayer de démêler le vrai du faux. Car oui, la célèbre romancière reste, même après sa mort, un grand point d’interrogation.

 

Conclusion :

Se basant sur un personnage fictif, ce roman a pour vocation de nous montrer à quoi ressemble Paris après la 2nd Guerre Mondiale. C’est ce que fait très bien l’auteur, au travers des différents personnages. Si je devais avoir un seul regret, ce serait celui d’une fin un peu trop rapide à bon goût, ainsi que la disparition subite de celle que l’on apprend, avec le temps, à apprécier.

Toutefois, La gloire des maudits est un excellent roman de cette rentrée littéraire et donc une très bonne découverte. Je ne peux que vous inviter, cher lecteur à vous jeter sur ce livre. Rendez-vous aussi dans quelques jours pour savoir si le livre sera lauréat du Prix Interallié 2017…