Nom du roman : Iliade de Homère

Temps pour lire le roman : jeudi 17/11 au mercredi 23/11

Lieu de lecture du roman : principalement au lit mais la fin dans le métro

Nombre de pages du roman : 144

Coup de cœur, déception ? Une bonne relecture.

Note : 4/5

Genre du roman : Poème épique et historique, texte fondateur

Petite relecture rapide de ce texte fondateur d’Homère. J’ai donc emprunté l’édition spécial collège à ma petite sœur pour pouvoir me remettre dans le bain. En histoire, on étudie actuellement la Grèce en histoire antique et le prof fait sans cesse référence à ce fameux poème épique.

L’Iliade reprend la guerre entre les troyens et les achéens. On y retrouve de grands noms de l’Antiquité, comme Achille, Patrocle, Ulysse, Pâris et Ménélas, Hélène, Andromaque, Agamemnon… Tous ces personnages s’affrontent pour une femme ou pour la suprématie. Malheureusement, les hommes ne sont pas maître de leur propre destin.

Les dieux jouent en effet la majeure partie de l’histoire car ce sont eux les maîtres du jeu et la guerre les amuse grandement. Ils manipulent les humains comme des pions pour s’affranchir de quelques querelles entre divinités. Ainsi, certaines déesses aident plutôt un camp que l’autre car elles y ont un fils ou un prétendant, les dieux remplacent donc parfois l’humain en pleine bataille afin de supplanter un quelconque adversaire. Homère rend vraiment bien cette croyance indéniable de la communauté grecque pour les dieux de l’Olympe. Les hommes se livrent totalement à ceux qu’ils les protègent et leur promettent toujours moult récompense en échange de leur aide, et leur font également beaucoup de prière, de sacrifices et de libations (offrande liquide de vin, ou d’eau et de miel).

L’Iliade permet également de comprendre le rôle des femmes dans l’Antiquité. Elles ne font absolument pas la guerre, elles sont donc complètement passives dans les conflits mais elles se retrouvent parfois malgré elles au beau milieu car elles sont souvent convoitées soit comme un bien, une récompense à avoir, soit elles se trouvent au centre d’une querelle entre deux hommes qui doivent s’affronter en duel pour l’avoir. Les femmes ont aussi un vrai rôle dramatique, celui de pleurer, de se lamenter après des pertes et des deuils. Ce sont elles qui représentent le chagrin d’une famille voire d’une cité entière. La femme n’a en outre aucun droit juridique et voit simplement les choses se passer devant elle sans qu’elle y puisse intervenir. Mais dans l’Antiquité, c’était totalement normal et il n’y avait pas de révolte pour obtenir le droit de vote ou que sais-je, c’était dans les mœurs.

De plus, les combats entre grands héros sont assez impressionnant, on s’imagine facilement ces beaux hommes tous vêtus de bronze se lançant des javelines du haut de leurs chars avec le soleil brûlant et les cris de guerre. Ce long poème épique qu’est l’Iliade propose une belle version de la guerre. Car même si de nombreux soldats tombent à terre, c’était leur destin de mourir aux portes de Troie et ils seront honorés en héros d’avoir combattu si vaillamment. Homère donne donc une version certes enjolivée mais rêveuse de la guerre qui avait une place si importante dans ces sociétés antiques. La valeur des hoplites y réside sans aucun doute.

Conclusion :

Si vous n’avez jamais lu Homère, je vous conseille ce genre de version abrégée. Cela est hyper accessible. Les personnages ne sont pas attachants et l’histoire n’est pas transcendante, mais cela fait parti des œuvres à avoir lu. Part importante de culture générale.

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