La Fille d’avant de J.P. Delaney

Temps pour lire le roman : 4 jours

Lieu de lecture du roman : Métro et dans mon lit

Nombre de pages du roman : 432 pages

Coup de cœur, déception ? Très bonne découverte

Note : 4,75/5

Genre du roman : Thriller psychologique

Nous tenons particulièrement à remercier les éditions Mazarine pour ce livre.

Sortie le 8 mars en France, je me suis lancé dans la lecture de La Fille d’avant, best-seller aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Je remercie encore les éditions Mazarine, car ils n’ont pas les choses à moitié ! Nous avons eu le droit à une sublime édition, tout en blanc, avec la tranche dans un papier rouge, avec un mot du directeur des éditions Fayard en préface ! Première fois que nous voyons cela, et on apprécie 😀

L’histoire alterne chapitre dans le présent avec Jane, jeune femme qui vient de perdre son enfant à la naissance, et Emma dans le passé, personnage mystérieux. Le point commun : elles ont toutes les deux emménagées dans une maison ultra design avec des règles dures, fixées par un architecte énigmatique. Et plus Jane vit dans la maison, plus elle va sentir lié à l’ancienne locataire…

Débarrassez-vous de vos de vos certitudes, de votre expression : “J’ai trouvé”. Car autant vous le dire : j’ai essayé de trouver la fin, et j’ai lamentablement échoué… Pour mon plus grand bonheur ! L’auteur va ici jouer avec nos nerfs, avec la narration, avec les mots, avec les personnages. Bref, avec tout ce qu’il est possible de jouer !

Bon, par contre, cela reste entre nous, mais je comprends pas comment Jane a fait pour rester dans cet endroit. Car moi, j’aurais fui dès le début ! Enfin, la fin explique peut-être cela (pour la connaître, je vous invite à lire le livre ;P). Attardons-nous sur ce personnage. Attachante, rigolote, obstinée. Je pense que cela définit bien Jane. Malgré les épreuves qu’elle a subit, elle arrive toujours à se relever (peut-être grâce à la maison), et je l’admire !

En ce qui concerne Emma, je dois m’avouer que je n’ai que rarement éprouvé des sentiments aussi contradictoire pour un personnage : pitié, amour, mépris, haine, et enfin consternation. Le personnage est si ambigüe, si travaillé, ce qui en tait certainement, presque plus que Edward Monkford, le point fort de ce livre. Et pourtant, dieu sait que je n’aurais jamais pensé cela en commençant ma lecture.

Du côté masculin, la vedette se partage entre Edward Monkford et Simon, le petit-ami de Emma. Si Simon ne m’a surpris que à partir de la moitié du roman (et il y a de quoi !), je dois dire que Edward reste encore un pur mystère pour moi. Et c’est cela que j’aime. Même à la fin du roman, il est difficile de cerner le personnage. On doute de tout avec lui.

L’écriture est fluide, la tension monte au fur et à mesure des pages, pour atteindre son paroxysme lors de la scène finale ! En ce qui concerne le côté psychologie, il tient entièrement ses promesses en se revendiquant de Gone Girl et de La Fille du train. Comme dit plus haut, je ne me suis pas du tout attendu à cette fin. Ce qui fait que, je n’ai pas réussi à lâcher le livre. Ce qui m’arrive, assez rarement il faut l’avouer.

Conclusion

En conclusion, je pense tout d’abord que je ne vivrais jamais dans une maison totalement connectée, sauf si c’est moi qui l’a construit (et encore :D) ! Ce roman m’a conquit, et je conseille à tous de le lire. Juste pour ressentir comme moi, le sentiment d’être oppressé, et d’avoir toujours quelqu’un qui surveille les personnages… dans l’ombre.

Notre précédente review ici. Retrouvez aussi toutes les autres ici !

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