Deux cigarettes dans le noir de Julien Dufresne Lamy

Temps pour lire le roman : environ 1 semaine

Lieu de lecture du roman : dans le train majoritairement

Nombre de pages du roman : 304 pages

Coup de cœur, déception ? Un bon livre qui me laisse cependant peu convaincue

Note : 3,5/5

Genre du roman : Policier ?

Un grand merci aux éditions Belfond ainsi qu’à Gilles Paris pour l’envoie de ce roman.

Deux Cigarettes dans le noir retrace la vie d’une jeune femme qui voit son quotidien bouleversé par l’arrivée de son bébé. Le soir de l’accouchement, elle est toute seule chez elle et se rend en voiture à l’hôpital. Cependant avec les fortes contractions qu’elle ressent, elle a du mal à se concentrer et un drame se produit sur la route. Elle a renversé quelqu’un. Ce n’est pourtant pas le moment puisqu’elle ne s’arrête pas et va accoucher à la maternité.

Dès lors elle est hantée par ce meurtre commis avant de donner la vie. En enquêtant auprès de la police et en suivant les infos, elle réalise qu’elle a tué une femme très célèbre. Une danseuse et surtout une réalisatrice de ballet mondialement connue. Cette femme devient alors sa nouvelle obsession. Elle veut tout savoir d’elle, voir tous ses spectacles, la comprendre, la vivre. Même si sa famille et ses amis s’inquiètent de ce comportement indigne d’une jeune mère (ils ne savent évidemment pas qu’elle a commis un meurtre) mais rien ne peut arrêter sa lubie. Elle va même jusqu’à surnommer son fils du nom de la danseuse.

Le livre est donc une alternance entre des chapitres de la vie de l’héroïne et de son jeune enfant, qui essaie de joindre les deux bouts tout en racontant sa vie passée à l’aide de flash-backs, ainsi que des chapitres consacrés à la danseuse, sa façon de vivre, de commander sa troupe, d’élaborer les ballets. On voit que l’auteur s’était très bien renseigné sur cette femme incroyable. Il l’admire au moins autant que le personnage principal. Même sans être fan de danse, on apprécie ces détails de mise en scène qui donne un aspect un peu plus rêveur et créatif, que la vie à l’usine de l’héroïne.

Les chapitres sont très courts et la lecture est donc très facile et rapide, même s’il y a quelques longueur Ce livre m’a bien plu, et je trouve assez fascinant que l’auteur ait pu narré une scène d’accouchement ou d’allaitement en étant un homme. L’écriture reste à mon goût un peu trop simple parfois dû à l’héroïne qui n’est pas très cultivée. Je suis vraiment déçue en revanche de la fin qui ne me plaît pas du tout et qui me laisse un goût de non-accompli au final.

J’aurais préféré une vraie résolution. (De plus, certains éléments me gênent : comme le fait que la mère refuse d’emmener son enfant chez le pédiatre et préfère le laisser souffrir, ou lui donne à manger n’importe quoi pour son âge… J’aurais aimé que cette attitude très irresponsable soit mieux justifiée, un peu plus de développement sur cette psychologie plutôt que sur son passé). Cependant, cette lecture est agréable, on comprend rapidement ce qu’il se passe.

Conclusion

Certains passages sont très beaux, notamment ceux de communion entre la mère et l’enfant. Je n’avais jamais lu de livres de cet auteur auparavant. Pour me faire un plus ample avis lui, il faudrait que je lise ses deux autres romans sortis il y a quelques temps. Je vous conseille tout de même d’acheter le livre si vous voulez vous faire un avis par vous même !

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