Depuis l’au-delà de Bernard Werber

Temps pour lire le roman : 2 jours

Lieu de lecture du roman : Dans mon lit, dans le métro, en marchant même !

Nombre de pages du roman : 448 pages

Coup de cœur, déception ? Presque un coup de coeur

Note : 4,75/5

Genre du roman : Fiction

Maison d’édition : Albin Michel

Merci beaucoup à Albin Michel pour nous ce roman !

Depuis l’au-delà est, si je compte bien, le 13ème livre de Bernard Werber que je lis. Auteur que tout le monde connaît, il est notamment l’auteur de la saga des “Fourmis” (une saga qui m’a énormément marqué, peut-être je vous en parlerais un jour…). Il faut savoir que c’est certainement l’un de mes auteurs favoris.

Dans ce nouveau livre, Depuis l’au-delà, nous suivons les aventures de Gabriel Wells dont Edmond Wells est le grand-oncle. Gabriel est un écrivain relativement célèbre, qui bien qu’il ne décroche que peu de prix, fait un carton dans les librairies. Sauf que un matin, alors qu’il se réveille après une soirée bien arrosée, il découvre qu’il est… mort ! Il va alors rencontrer Lucy Filipini, médium qui parle régulièrement aux âmes défuntes, en lien direct avec la Hiérarchie. Ensemble, ils vont tenter de percer le mystère de sa mort.

J’ai envie, une fois n’est pas coutume, de commencer par la fin de ce livre. Pour ceux qui sont familiers de Werber, vous savez que les fins sont… différentes des autres romans que l’on peut lire. Celui-ci n’échappe pas à la règle, on retrouve bien notre auteur ici. J’ai cependant beaucoup apprécié le petit twist finale sur le meurtrier. Vous voulez un indice ? Les premières pages sont cruciales…

Comme d’habitude, l’on s’attache rapidement aux personnages… et on s’en souvient encore plusieurs semaines après. Comme Michael Pinson, Freddy Meyer, Raoul Razorbak ou Edmond Wells, Gabriel Wells à ce petit “je ne sais quoi” qui fait qu’on l’aime direct. Peut-être se détachement vis-à-vis de ce qui se passe couplé à son humour avec un brin d’homme charmant ? En ce qui concerne Lucy Filipini, c’est exactement la même chose. On retrouve d’ailleurs en elle du Mata Hari, du Maryline Monroe ainsi que du Lucrèce Nemrod. Ce que j’aime beaucoup dans les personnages qu’inventent Bernard Werber, c’est qu’ils ne sont jamais parfaits ! Ils ont tous une manie, une phobie, un problème…

Enfin, terminons par l’histoire. Bien qu’elle pourrait être des plus banales, ce n’est pas le cas. Comme à son habitude, l’auteur fait intervenir différents auteurs célèbres qui ont déjà passé l’arme à gauche. On retrouve notamment Doyle. Mais pas seulement : il y a aussi des inventeurs, des politiciens, des militaires (Napoléon <3). Et c’est normal puisque ce roman est comme un retour aux sources (La trilogie des Dieux, l’Empire des anges, ….) puisque nous sommes entre le monde matériel et immatériel. Gabriel Wells navigue ainsi aux milieux des âmes errantes, ce qui est inédit il me semble dans l’univers de Werber. On en apprend ainsi un peu plus sur la géographie du monde des morts. Bien qu’il manque un peu de nouveauté (on retrouve encore une fois par exemple des batailles d’ectoplasmes, cette fois-ci sans le cordon !) on prend plaisir à replonger cet univers.

Conclusion :

Je peux déjà voir venir les critiques : Bernard Werber ne se réinvente pas, toujours les Wells, toujours les esprits, toujours son histoire de hiérarchie… Et alors ? N’est-ce pas ce qui fait la force de Bernard Werber ? Que l’on croit ou non en ce qu’il raconte, cela importe peu. Il arrive, au fur et à mesure de ces romans, à écrire des romans où tout se connecte. Où l’univers s’étend à chaque fois. C’est cela qui fait sa force. Ce qu’il manque pour que ce livre soit parfait ? Une touche de nouveauté tout de même…

Cela étant, Depuis l’au-delà reste un très bon roman que je ne peux que conseiller pour les fans de Werber. Si cependant vous découvrez cet auteur, je vous conseille de commencer par Les Thanatonautes puis avec L’empire des anges et la trilogie des Dieux avant de lire ce livre !