Dans l’ombre de Arnaldur Indridason

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : canapé, lit, métro

Nombre de pages du roman : 408 pages

Note : 4/5

Genre du roman : Polar

Maison d’édition : Points

Un grand merci aux Editions Points pour ce livre !

Dans un modeste appartement de Reykjavík, un homme est retrouvé abattu, sans aucune trace de lutte, par la police Islandaise. Cet meurtre pourrait presque être banal, si un détail n’avait pas troublé Flovent pendant l’autopsie : une croix gammée tracée sur le front du pauvre malheureux. En cette année 1941, les soupçons vont se porte sur les soldats étrangers, notamment les américains, qui occupent l’île. Accompagné par Thorson, de la police militaire, Flovent va devoir mener l’enquête, suivi de près par l’ombre du Troisième Reich…

Indridason est considéré, par beaucoup comme le maître du polar et du roman noir islandais et comme l’un des meilleurs auteurs de polar de notre époque. Je n’avais, pour ma part, pas encore eu l’occasion de le lire. Après avoir terminé ce livre et avant d’écrire cette chronique, je me suis décidé à aller faire un tour pour voir les commentaires. Et je vais être direct : contrairement à ce que j’ai pu lire à droite, à gauche, ce roman est pour moi un bon polar.

Certes, la narration est classique pour le genre. Mais au moins, les amateurs ne seront pas perdu. Par contre, si vous n’aimez pas le polar, passez votre chemin ! Car outre un roman policier, on retrouve aussi un roman historique, un roman d’espionnage et presque un roman… sociologique ! Car oui, on en apprend plus sur le mode de vie des Islandais, leur campagne, … Enfin, je suis toujours fan des romans se déroulant pendant la seconde guerre mondiale, ainsi celui-ci ne fait pas exception.

J’avoue avoir lu avec intérêt les passages parlant de “l’invasion” par les troupes anglaises puis américaines de l’île afin de l’occuper pour construire une base navale avancée. Chose que je ne savais absolument pas. Enfin, Arnaldur Indridason nous plonge en plein coeur de ce que l’on appelait à l’époque “être dans la situation”, soit le fait pour une femme de quitter sa famille / son mari pour partir avec un soldat étranger.

Conclusion :

 

Un livre, qui malgré quelques lenteurs (notamment les interrogatoires) se révèle être un très bon polar qui donne envie de lire la suite La femme de l’ombre. Une plongée plus qu’intéressante aussi au coeur de ce qu’a pu vivre le peuple islandais pendant la seconde guerre mondiale. Un Polar à ne pas manquer !