Le Cercle de Bernard Minier

Temps pour lire le roman : 3 jours

Lieu de lecture du roman : Métro et dans mon lit

Nombre de pages du roman : 789 pages

Coup de cœur, déception ? Bonne suite

Note : 4,5/5

Genre du roman : Policier

Retour au policier pour moi, et retour surtout à un des mes auteurs favoris : Bernard Minier. J’attaque donc le deuxième roman de la série avec le commandant Servaz : Le Cercle.

J’ai de plus eu la chance de pouvoir rencontrer l’auteur lors du salon du livre de Paris sur le stand des éditions XO. Un personnage charmant, très sympathique et intéressant ! 😀

Bernard Minier nous plonge aujourd’hui dans la ville de Marsac, ville étudiante du sud-ouest connue pour son excellente prépa littéraire. Servaz reçoit un appel de son ancien amour de jeunesse, Marianne, qui lui demande d’intervenir sur une affaire où son fils Hugo est concerné. Khâgneux, garçon très intelligent, il est retrouvé hagard près d’une piscine avec à sa surface 17 poupées. Dans la maison, on retrouve Claire Diemar, professeur en Khâgne, morte d’une manière affreuse dans sa baignoire. Par la suite, Servaz va être confronté dans son enquête à un univers plus que terrifiant de perversité, dans lequel rôde Julian Hirtmann. Notre cher commandant va faire l’apprentissage de la peur, aussi bien pour lui que pour ses proches.

789 pages en version Pocket. Rien que ça ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce deuxième tome est un pavé. Mais un pavé plus que plaisant à lire. Une enquête haletante, qui va nous mener dans des endroits que l’on aurait jamais imaginé !

On retrouve avec plaisir les Pyrénées de Bernard Minier. Traduisait ici : des endroits reconnaissable, mais une ville créée de toute pièce, reprenant un peu de chaque ville du sud-ouest. On prend donc plaisir à découvrir Marsac, ville accueillant une prépa très réputée (ne cherchez pas, elle n’existe pas), des bars, des bistrots, des magasins. Mais aussi des dealers, des meurtriers, des politiciens corrompus, des secrets jamais avoués. On y retrouve parfaitement l’ambiance qui règne dans cette région de France.

On retrouve cette obsession du football. Même si, je vous avoue, je ne sais pas si Minier n’aime pas le sport ou si il apprécie. Même si je penche pour la première solution. Enfin l’intrigue commence avec le lancement de la Coupe du Monde de football, qui sera d’ailleurs plus ou moins le fil conducteur du roman. On retrouve avec déplaisir (il faut avouer que j’ai du mal à digérer cette époque ^^) les défaites ou les matchs nuls, la grève des joueurs, ou encore la bêtise de Domenech et d’Anelka.

Ce roman marque surtout le retour en force des trois personnages principaux : Julian Hirtmann (même si il est plus présent dans les esprits qu’en réalité), Servaz et Ziegler. On apprend, avec plaisir, une partie du passé de Servaz, de son enfance jusqu’à l’après-khâgne. On fait ainsi la connaissance de Marianne, son ancien amour de jeunesse, dont il n’arrive toujours pas à digérer la rupture.

On aime aussi la place plus importante que prend Margot Servaz, et les deux adjoints du commandant. J’ai beaucoup aimé aussi le personnage de Marianne, dont je m’abstiendrais de vous parler afin de ne pas vous spoiler.

Plus qu’une plongée dans la ville de Marsac et ses secrets, c’est aussi une plongée dans le passé de Martin et le combat qu’il mène avec lui même. Et il va devoir remuée son passé à lui, mais aussi celui de ses anciens camarades pour trouver la solution de l’énigme.

Le Cercle est un roman tonique, qui se lit aisément et rapidement. On peut noter ici ou là quelques longueurs ou répétitions encombrant inutilement le récit, mais il s’agit de défauts mineurs qui ne gâchent en rien le talent de l’auteur, qui confirme sa place désormais prépondérante dans le petit monde du polar made in France. Bienvenue parmi les grands !

Conclusion

Même si on peut noter quelques longueurs, Le Cercle est un roman qui se lit vite, et aisément. Je dois dire que, après les 350-400 pages lus, j’ai eu vraiment du mal à lâcher le livre. J’aime toujours autant Servaz et Hirtmann, même si je ne vois plus l’un sans l’autre. Ce qui veut dire que, très bientôt (et certainement dans Nuit d’après ce que j’ai entendu), que le commandant Servaz est arrivé à la moitié de son parcours.

Notre précédente review ici. Retrouvez aussi toutes les autres ici !

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