La rivière de l’oubli de Cai Jun

Traduit du chinois par Claude Payen

Shen Ming est un jeune professeur, fiancé, voué à un avenir radieux. Seulement, en juin 1995, il est accusé d’avoir tué une lycéenne. Quelques jours plus tard, il est retrouvé poignardé à proximité de l’endroit où il enseigne. Alors que neuf ans plus tard l’enquête piétine, les meurtriers présumés du professeur sont assassinés l’un après l’autre. Une question se pose : et si Shen Ming avait réussi à se réincarner et avait démarré sa vengeance ?

Temps pour lire le roman : trois jours

Nombre de pages du roman : 484 pages

Lieu de lecture : lit, canapé, métro, bus, boulot

Genre : thriller

Maison d’édition : XO Editions

Merci à XO Editions pour ce livre !

Critique

Grâce aux Editions XO, j’ai eu la chance de me plonger dans mon tout premier roman écrit par un auteur chinois. Que vaut donc La rivière de l’oubli de Cai Jun ?

L’histoire débute avec l’assassinat de la jeune lycéenne puis celui de Shen Ming. Si très vite on apprend que le professeur est innocent, une question se pose : qui est le véritable meurtrier ?

Et c’est là où Cai Jun est très fort, car sans nous sortir un personnage inconnu comme meurtrier à la fin du roman, il parsème son roman d’indice tout en nous conduisant continuellement sur de fausses pistes. Bien sûr, pour certains nous savons qui est le meurtrier. Mais pour d’autres, il faudra attendre la fin.

La rivière de l’oubli est également une formidable plongée en plein coeur de la Chine des années 90 et d’aujourd’hui. Une Chine où, comme au Japon, la peur de la disgrâce (que ce soit financière, politique, culturelle,…) est omniprésente. Cai Jun arrive également à nous montrer l’envers du décor des familles chinoises, pauvres comme riche.

On s’attache très rapidement au personnage, que ce soit Wang Er ou les autres. Bien sûr ce livre contient une grande part de mysticisme, notamment lié à la réincarnation. Mais jamais Cai Jun ne semble avancer des arguments pour ou contre. Cela sert uniquement l’histoire.

Conclusion

A la croisée entre Bernard Werber, Michel Bussi, Bernard Minier et Stephen King, Cai Jun nous mène, dans La rivière de l’oubli, à travers un chemin parsemé d’embuche jusqu’au dénouement final. Un livre qui nous permet également, à nous occidentaux, de découvrir l’intérieur d’une autre culture, d’un autre pays. Bluffant.

Ma dernière chronique : L’Arbre-Monde – Richard Powers

Quentin