Carnaval noir de Metin Arditi

En janvier 2016, une jeune étudiante de l’université de Venise est retrouvé morte, noyée dans la lagune. Seulement, c’est le début d’une longue série d’assassinat. Ce qui n’est pas sans rappeler le Carnaval Noir de 1575. Le Suisse Benedict Hugues va se lancer dans une course contre la montre pour tenter de déjouer un complot vieux de presque 450 ans…

Temps pour lire le roman : 4 jours

Lieu de lecture du roman : métro, lit, canapé, boulot, bus

Nombre de pages : 400 pages

Genre : roman

Maison d’édition : Grasset

Un grand merci à Grasset pour ce livre !

Critique

Carnaval noir de Metin Arditi n’est pas un mauvais roman, ni même une pâle copie des livres de Dan Brown. On sent que l’auteur cherche, à travers son histoire, à se détacher d’un Robert Langdon qui court partout. Bénédict Hugues est avant tout un universitaire, et c’est tant mieux. Mais si le côté historique est intéressant, il manque quelque chose.

Le roman donne l’impression de filer entre les doigts de son auteur sans que jamais il n’arrive à le rattraper. Certains passages sont beaucoup trop courts et rapide (l’analyse du tableau, la découverte des « méchants ») et d’autres sont particulièrement long (le passage dans le château qui ne sert pas grand à chose, puisque l’on ne comprend pas à quoi servent les jeunes, certaines descriptions historiques). Un rythme manqué qui pêche dans ce livre.

Mention spécial cependant pour deux choses : tout d’abord, le côté historique. Ce fut intéressant de se plonger au cœur d’un Venise des années 1500 (dont on viendrait presque à regretter le manque de contenu) ; et enfin d’avoir réussi avec brio à traiter le côté islamique sans tomber dans le cliché politique.

Conclusion

Soyons clair, j’ai apprécié ma lecture de Carnaval noirde Metin Arditi. Oui il manque quelque chose, oui ce n’est pas le livre du siècle ni même de l’année. Mais ce n’est pas faute d’avoir essayé de donner quelque chose, du contenu et de la matière. Un roman qui se laisse parcourir. Une chose : s’il vous plaît, éviter les histoires d’amour qui ne servent aucunement le récit.