Ce que l’homme a cru voir de Gautier Battistella

Simon Reijik a refait sa vie. Son métier : effacer les réputations numériques, libérer les hommes de leur passé. Cependant, il cache lui-même des problèmes antérieurs qu’il n’a jamais montrés, extériorisés. Un décès dans son entourage l’oblige à renouer avec son passé…

Temps pour lire le roman : trois jours

Lieu de lecture du roman : TGV, plage, voiture

Nombre de pages : 234 pages

Genre : roman/parcours initiatique/souvenirs

Maison d’édition : Grasset

Un grand merci à Grasset pour ce livre de la rentrée littéraire

Review

Simon est un homme discret en tout tant dans son travail (qui d’ailleurs exige de lui une discrétion extrême) que dans sa vie personnelle. Il vit avec une femme comme en colocation car il ne se livre jamais à elle et aime juste être à ses côtés. En effet, Simon a voulu oublier sa vie passée, son enfance dans le Sud-Ouest, il a tiré un trait sur ses souvenirs, sa famille, ses anciens amis. Cependant, un jour pendant un dîner, un coup de fil lui apprend qu’un de ses anciens amis, Antoine, vient de décéder. Simon est alors contraint de retourner dans le passé et de redécouvrir ce qu’il a laissé derrière lui.

De fil en aiguille, au cours des rencontres avec différentes personnes, la mémoire de Simon est forcée de se reconstituer. Tout ce qu’il avait mis tant de temps et de volonté à mettre derrière lui est inévitablement revenu à la surface.

En tant que lecteur, nous apprenons l’enfance de Simon au fil des conversations et des anecdotes. L’auteur nous emmène dans un paysage provincial et paysan avec des personnalités fortes, des discussions creuses et un bon air de Provence qu’il réussit à retransmettre à travers sa plume.

Conclusion

J’ai vraiment adoré ma lecture de Ce que l’homme a cru voir de Gautier Battistella. J’ai trouvé les détails très justes et délicieux à lire, Gautier Battistella réussit vraiment à nous emmener avec lui et nous faire voyager. Il décrit les petits gestes du quotidien à perfection.

Je vous conseille vraiment ce roman de la rentrée littéraire qui vaut le détour.