Comme si j’étais seul de Marco Magini

Traduit de l’italien par Chantal Moiroud

Drazen n’a que 20 ans lorsque éclate, dans son pays qu’est la Yougoslavie la guerre. N’ayant plus de travail, il se retrouve obligé de s’engager dans l’armée pour nourrir sa famille. Sans le vouloir, il va se retrouver pris au piège et va devoir prendre part au massacre de Srebrenica. Un an plus tard, rongé de remord, il va plaider coupable devant le Tribunal pénal international situé à La Haye. Dirk, ancien casque bleu, témoigne cependant de l’inaction de l’ONU dans cette guerre qui a laissé périr des civils devant ses yeux. Roméo Gonzalez est un des juges de l’affaire. Mais que peut-il prononcer comme sentence dans cette affaire si compliquée ? Comment peut-on appliquer une sentence à un seul homme jugé pour l’un des pires massacres depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ?

Temps pour lire le roman : deux heures

Lieu de lecture du roman : train

Nombre de pages : 272 pages

Genre : littérature

Maison d’édition : Folio

Un grand merci à Folio pour ce livre !

Critique

Ce livre revient sur la guerre qui s’est déroulé en Yougoslavie, et sur l’impact que cela a eu sur les civils mais aussi sur les relations au sein de l’occident. Car si cette guerre fut un véritable massacre, avec plus de 8000 morts côté civil, c’est aussi le miroir de l’inaction de l’ONU et des pays de l’ancien monde devant les massacres de notre monde moderne.

L’auteure, sans jamais nous lasser, sans jamais tenter au final de nous apitoyer, dépeint au travers trois personnages (un juge, un soldat et un casque bleu) ce que fut la guerre en Yougoslavie. Comment cependant rester insensible devant cette terrible guerre ? Ce livre pose également la question de l’inaction de l’ONU et des casques bleus : pourquoi n’être jamais intervenu ? Pourquoi avoir laissé faire des atrocité pareils ?

Conclusion

Comme si j’étais seul de Marco Magini est un livre pourrait se targuer de piqure de rappel aux générations futures : voilà ce qu’il ne faut plus jamais se laisser produire. Une question se pose après la lecture de ce roman : comment avons-nous pu laisser tout cela se faire, après les atrocités de la Seconde Guerre mondiale ? Et surtout, en avons-nous réellement tiré les conséquence ?