Papillon de nuit de R. J. Ellory

Temps pour lire le roman : cinq jours

Lieu de lecture du roman : Métro, pause de midi, canapé

Nombre de pages du roman : 512 pages

Note : 5/5

Genre du roman : roman policier

Maison d’édition : Le Livre de poche

Merci à Le Livre de Poche pour nous avoir envoyé ce livre !

Daniel Ford a grandi dans une Amérique traversée par diverses crises comme l’assassinat de Kennedy, la guerre du Vietnam, la lutte pour les droits civiques ou encore la montée en puissance du Ku Klux Klan. Il est accusé en 1982, en Caroline du Sud là où il a grandi, d’avoir tué son meilleur ami (noir) Nathan Verney. Il est pour cela condamné à mort. Peu de temps avant son exécution, un prêtre vient le voir pour entendre ses dernières confessions. Bien vite, il va apparaître que les choses sont beaucoup plus compliqué que ce qu’il paraît…

Difficile de croire que Papillon de nuit, sorti en 2003 Outre-Manche mais seulement en 2015 aux Editions Sonatine, soit le premier livre écrit par R. J. Ellory tant ce livre est bon, très bon même.  Récit (très) dur, remplis d’émotions fortes et parfois difficilement descriptible que l’auteur arrive pourtant si bien à retranscrire, on se sent connecté, aspiré par la vie de ce personnage dans le couloir de la mort.

Ce roman ne saurait se résumer uniquement à l’histoire de Daniel Ford et Nathan Verney. Cela serait un affront à ce livre. Papillon de nuit est avant tout la fascination d’un auteur pour les années 60 aux Etats-Unis, périodes de grands chamboulements. C’est une rétrospective de l’histoire de ce grand pays au travers des yeux d’un homme qui, si il a essayé de faire ce qu’il pouvait, n’a malheureusement pas toujours choisi son chemin. Ellory nous plonge dans cette période folle que sont les années 60, dans cette Amérique en pleine évolution, en pleine révolution, bousculé par la ségrégation, par un retour puissant du nationalisme (parallèle malheureux avec Trump aujourd’hui), part cette paranoïa qui gangrène la société.

Autre fait notable de ce roman : les passages entre passé et présent parfaitement maitrisé, où l’on ne se sent jamais perdu. Pour une fois, j’ai réellement apprécié les moments du présent dans lesquels Daniel Ford réfléchit sur lui même et livre des pensées bien sombre.

Mais Papillon de nuit est aussi une ode à l’amour, à l’espoir, au travers notamment des différentes femmes (Caroline principalement) qui traversent la vie du protagoniste, lui apprenant à aimer, à pleurer, à haïr, à rêver…

Conclusion :

Si Les Loyautés de Delphine de Vigan est pour moi mon coup de coeur de 2018, Papillon de nuit est sans aucun doute mon coup de coeur de l’année 2017. J’ai découvert, au travers de ce livre, le grand auteur qu’est R. J. Ellory. D’une grande justesse pour un premier roman, Papillon de nuit, je l’espère, rejoindra très bientôt votre PAL, chère lectrice ou cher lecteur…